article Perpignan du le Jeudi 10 févier 2011

Date : le Jeudi 10 févier 2011

PERPIGNAN Handicapés : Marcel Zidani : « Nous faisons de gros efforts pour l'accessibilité »

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© Harry Jordan

Hier, nous rapportions le classement du "Baromètre APF" plaçant Perpignan en 96e position sur 96 des villes accessibles aux handicapés. Marcel Zidani, adjoint délégué au centre-ville, répond. Et une personne handicapée témoigne.

En votre qualité d'adjoint délégué au centre-ville et d'ancien adjoint délégué aux transports, que pensez-vous du classement de la ville de Perpignan par l'Association des Paralysés de France ?
L'an dernier, nous étions classés 27e et cette année 96e sur 96 ! Il faudrait connaître les critères d'un tel classement pour savoir s'il est crédible ou pas. Ce que je peux dire c'est que nous sommes très sensibles au problème du handicap et que nous faisons des efforts importants pour rendre la ville aussi accessible que possible aux personnes

à mobilité réduite.

Existe-t-il ou non une commission municipale au handicap ?
Oui elle existe ! Mais la commission est intercommunale parce que l'agglomération a compétence pour un grand nombre d'aménagements. A la fin 2010, la ville a voté une charte d'aménagement des espaces publics, avec un partage entre les voitures, les modes de circulation doux, les piétons et les handicapés. Toujours avec l'agglo Perpignan Méditerranée et l'association Agip, nous avons mis en place un service de transport 'porte à porte' qui permet aux handicapés, pour 1 euro, de faire le trajet domicile-travail ou d'aller assister à un spectacle ou à un match. On vient les chercher et on les ramène chez eux. Cela relève d'une volonté d'aider les handicapés à avoir une vie sociale, ce qui est tout à fait normal.

Dans le cadre de votre délégation aux transports, qu'aviez-vous réalisé ?
Il y a plusieurs années que nous manifestons la volonté politique de rendre la circulation plus facile aux handicapés. Actuellement, 75 % du parc des bus correspond aux normes en vigueur pour les personnes à mobilité réduite. D'ici 2015, nous aurons atteint 100 %.  

Et pour ce qui concerne la voirie ?
Chaque fois que nous faisons une voirie nouvelle, nous l'adaptons aux handicapés, comme le boulevard Clemenceau ou ce qui sera fait à l'avenue de la gare. C'est plus facile quand on fait du neuf que sur l'hyper-centre historique de la ville où ce n'est pas toujours possible. Nous travaillons aussi à mettre les trottoirs au niveau des bus, toujours pour les personne s en fauteuil roulant mais également pour les mamans avec des poussettes. Nous avons aussi dégagé une enveloppe de 100 000 euros pour rendre accessibles les abords des écoles notamment, et établi une charte pour que les terrasses des cafés dégagent des accès pour les handicapés. Il y a aussi la problématique des non-voyants : 40 % des carrefours possèdent un dispositif sonore pour les déficients visuels ; nous y consacrons 20 000 euros par an et nous augmenterons régulièrement ce type de dispositif. Enfin, nous avons lancé un dossier de consultation de mise en accessibilité des stades, pour 400 000 euros.

Et les places de stationnement pour handicapés...
Actuellement, il y en a 650. Concernant les places réservées devant les maisons de personnes handicapées, chaque fois qu'une demande nous est faite nous l'examinons et si elle est légitime nous y donnons une suite favorable.




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